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Anne Lafont

Membre statutaire
  • Histoire de l’art et cultures visuelles des mondes modernes
  • Savoirs et création dans les sociétés coloniales
  • L'art et la race
  • Historiographies de l’art
  • Histoire des femmes et études de genre dans les mondes de l’art

Anne Lafont est historienne de l’art et directrice d’études à l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS). Elle a suivi sa formation au Canada ey en France où elle a soutenu une thèse de doctorat à l’université Paris IV Sorbonne en 2001. Elle a été également pensionnaire de la Villa Médicis – Académie de France à Rome.

En 2003, elle est élue maîtresse de conférences en histoire de l’art moderne à l’université Paris Est Marne-la-vallée et, quatre ans plus tard, elle rejoint l’Institut national d’histoire de l’art (INHA) où elle a passé dix années : d’abord en tant que responsable des programmes de recherche dans le domaine de l’historiographie artistique puis en tant que rédactrice en chef de la revue de l’INHA : Perspective. Elle est élue à l’EHESS en 2017 sur un projet intitulé Histoire de l’art et créolités.

Ses travaux de recherche ont porté principalement sur l’art des dix-huitième et dix-neuvième siècles avec un intérêt particulier pour l’œuvre de la Révolution française et l’imagination picturale des nouveaux citoyens, les Noirs, à l’échelle des révolutions atlantiques. En parallèle, elle a initié des travaux sur la question des savoirs naturalistes et anthropologiques en lien avec les cultures visuelles du voyage, de l’expédition scientifique et du cabinet de curiosités, qui ont donné lieu à deux livres qu’elle a dirigés : L’artiste savant à la conquête du monde moderne, 2010 et 1740, L’abrégé du monde, 2012.

Elle a également entrepris des travaux collectifs sur l’histoire des femmes dans les milieux de l’art et les questions de genre dans l’historiographie artistique qui ont donné lieu à un ouvrage en deux volumes aux Presses du réel : Plumes et pinceaux. Discours de femmes sur l’art en Europe 1750-1850 (2012, volume d’essais co-dirigé avec Melissa Hyde et Mechthild Fend ; anthologie avec Charlotte Foucher et Amandine Gorse).

En 2019, Anne Lafont a publié un livre sur le Portrait de femme noire de Madame Benoist (1800, musée du Louvre) : Une Africaine au Louvre. La place du modèle (INHA, 2019) et une monographie intitulée L’art et la race. L’Africain (tout) contre l’œil des Lumières (Presses du réel, 2019) qui lui a valu le Prix Littéraire Fetkann! Maryse Condé dans la catégorie recherche et le Prix Vitale et Arnold Blokh.

Par ailleurs, Anne Lafont a contribué à des projets muséographiques : en tant que commissaire pour l’exposition 1740, un abrégé du monde. Savoirs et collections autour de Dezallier d’Argenville (INHA, 2012) ; en tant que membre du conseil scientifique pour la refonte de galerie permanente du musée national d’histoire de l’immigration (2018) et du conseil scientifique pour l’exposition Le Modèle noir de Géricault à Matisse du musée d’Orsay, exposition présentée à Paris au cours du printemps 2019.

Ses travaux portent désormais sur l’œuvre de l’Atlantique noir à l’époque moderne et sur les questions esthétiques qui lui sont rattachées sur le plan historiographique aux XXe et XXIe siècles. Dans ce sens, elle a co-dirigé avec Vincent  Debaene un numéro spécial de Critique : Art Noir en 2020.

 

 

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2021