Doctorants

Michel Bampély

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michel.bampely@ehess.com

Biographie 

Michel Obouronanga dit Michel Bampély est un artiste, parolier, producteur, enseignant et chercheur en sciences sociales. Né le 8 octobre 1974 à Kiev en Ukraine, ses parents effectuaient leurs études à Moscou, tout comme ces dizaines de milliers d’étudiants et de militants de mouvements de libération africains, qui partaient se former chez les Soviets. En 1983, son grand frère lui transmit la culture hip hop qu'il découvrit lors des premiers regroupements communautaires de la région parisienne où se réunissaient les premiers breakers français.

L'émission de Sydney HIP HOP diffusée en 1984 sur TF1 fut l'un des grands marqueurs de l'adhésion de la jeunesse issue des quartiers populaires à cette culture afro-américaine. Michel Bampély fréquenta les premières fêtes du mouvement Zulu au début des années 1990. Il forma son groupe de rap alternatif appelé La Troupe et publia en 2000 son premier album La Fête des fous chez Scorpio Music et Universal Music France.

En 2008, l'artiste décida de s'installer au Mans et fonda son label associatif Urban Music Tour  puis termina à deux reprises lauréat du tremplin slam Le Mans Cité Chanson sous le nom de scène Saint-Michel. Il mena en parallèle des activités d'ateliers d'écriture, de management et d'accompagnement de projets jeunes pour le compte de la ville du Mans. En 2012, il produit son premier EP Les rillettes du Mans  en hommage à sa ville d'adoption. Après l'obtention d'un master 2 en conduite de projets culturels, il décide de s'engager dans une carrière d'enseignant et de chercheur en sciences sociales.

Directeur de thèse : Jean-Louis Fabiani 

Sujet de la thèse : Sociologie des cultures urbaines. De la prise en charges des cultures urbaines par les industries culturelles et les pouvoirs publics à leurs transmissions pédagogiques dans l'enseignement supérieur.

La problématique de ce projet de thèse porte sur les enjeux de la diversité culturelle. Elle étudie l'industrialisation des pratiques artistiques issues de l'espace urbain et les différentes étapes de la création à la production qui permettent le basculement d'une culture souterraine à une culture de masse mondialisée. Cette étude offre une possibilité dans les années à venir de transmettre les principes, les valeurs et le patrimoine des arts de la rue par la voie de l'enseignement supérieur. La prise en charge des cultures urbaines par les pouvoirs publics leur permettent d'entrer dans une logique de reconnaissance impulsée par la Délégation interministérielle à la Ville et les collectivités locales.

« Une partie du mouvement trouvera, non sans sélection et conséquence sur les formes et les pratiques culturelles elles-mêmes, sa place au sein des institutions culturelles. » écrit Philippe Poirrier. Par manque de réelle légitimé, les cultures urbaines ne possèdent pas encore de musées, de conservatoires ou de cursus propres dans les universités françaises. «La transmission sera tentée par l’académisme à mépriser une sensibilisation rejetée à des activités occupationnelles » souligne le sociologue Hugues Bazin. Les artistes et porteurs de projets sont pour la majorité d'entre eux livrés aux lois du marché et de la concurrence.

 

Publications : 

1999 : La fête des fous, chansons pour voix et piano, éditions Scorpio Music. Ouvrage cllectif dirigé par le groupe La Troupe. 

2016 : Chansons et costumes à la mode juridique et française. Actes du Colloque du Mans, 3 avril 2015, éditions L'Épitoge. Ouvrage collectif dirigé par les professeurs Hoepffner et Touzeil-Di. 

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