Type et date de soutenanceSoutenance de thèse

Temporalité et lumière dans la poésie de Charles Baudelaire et d'Otokar Brezina

Jana PODHORSKA

Résumé :

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L’objectif de cette thèse, intitulée « Temporalité et Lumière dans la poésie de Charles Baudelaire et d’Otokar Březina », est de décrire l’emploi individuel du système de la langue, du français et du tchèque respectivement, par deux poètes, Charles Baudelaire et Otokar Březina. En défendant qu’il n’y a qu’une seule langue, qu’elle soit écrite en prose ou en poésie, nous étudions la temporalité en lien avec le lexique de la lumière et plus particulièrement avec le mot soleil. Bien que la poésie soit traditionnellement associée à la structure versifiée, à la métrique et aux figures, nous ne distinguons pas les emplois de la langue en certains emplois dits ordinaires et en d’autres dits métaphoriques. Notre choix porté sur la poésie découle de sa caractéristique majeure, à savoir l’absence de dénotation. Cela peut se révéler comme un défi pour la linguistique, notamment la linguistique référentielle qui suppose que les mots renvoient aux objets du monde. Nous soutenons, au contraire, que les mots renvoient aux mots et que ce sont leurs entrelacements qui participent à la construction du sens. Notre approche argumentative va donc dans le même sens que la poésie elle-même, car les deux s’inscrivent complètement dans la langue. À partir de l’observation d’exemples concrets, nous décrivons la temporalité en tant que propriété des mots du lexique. Focalisée en particulier sur le mot soleil, nous nous intéressons à la manière dont Baudelaire et Březina l’emploient. Notre approche n’est pas a priori comparative, mais le moyen de comparaison nous ouvre l’optique dans laquelle il est possible de voir les deux poètes en parallèle, de voir la poésie de Březina à travers Les Fleurs du mal de Baudelaire. Dans le cadre de cette thèse, nous proposons un regard argumentatif en tant que moyen linguistique pour étudier la poésie. Cela nous permet d’observer comment se construit le sens, mais aussi de décrire les emplois particuliers du système de la langue afin d’en découvrir les originalités.

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Jury

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  • Mme Marion Carel (Directrice de thèse), EHESS
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  • Mme Dinah Ribard, EHESS
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  • Mme Sibylle Sauerwein, Université Paris Nanterre
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  • Mme Catherine Servant, INALCO
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  • Mme Eva Voldrichova-Berankova, Université Charles de Prague
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