Type et date de soutenanceSoutenance de thèse

Design et relations pérennes avec les objets du quotidien

Clare Green

Résumé, L’activité du design est le point de départ pour cette recherche. Elle se trouve au coeur des interrogations sur le bien-fondé de nos comportements de consommation. La pratique du design évolue pour faire face à ses responsabilités dans le contexte environnemental actuel, en questionnant le rôle de l’objet physique et en trouvant des alternatives technologies et virtuelles. Les évolutions vers plus de virtuel, quoique bénéfique, ne résolvent pas le problème de la place du matériel dans nos relations et dans nos comportements. C’est là le point de départ de cette recherche. Elle tente d’identifier les composants relationnels dans l’extension de la durée de vie des objets car l’optimisation et l’extension de la durée de vie des produits a le potentiel de réduire le cadence de consommation de matériaux et d’énergie intrinsèque. Ma volonté est d’apporter une focalisation sur des objets et des relations plus banals qui constituent la majorité de ce qui nous entoure.  Cette recherche s’est divisée en trois parties qui représentent trois façons d’aborder les relations pérennes aux objets. La première section se concentre sur l’activité de création des objets et la production d’éléments pouvant créer des relations avec eux. La deuxième section se base sur des cadres théoriques déjà utilisés pour structurer les relations aux objets, pour identifier les éléments appropriés pour aborder les relations plus longues avec les objets et les aspects des relations plus rarement traités. La troisième section examine des relations avec les objets in situ dans le quotidien, à travers une série d’études basées sur des méthodes de recherche sur les comportements en design. La complexité potentielle des relations aux objets est soulignée à travers ces trois sections. La première section montre les multiples facettes que peuvent posséder des produits. La deuxième section donne à voir différentes façons de structurer ces facettes. Enfin la troisième section permet d’assembler les facettes des produits qui semblent contribuer à la longévité des relations. La première et la troisième section illustrent ainsi deux moments différents dans la relation à l’objet: la production jusqu’à la présentation et le premier contact avec l’objet d’un côté, d’autre part la réception et la vie avec l’objet qui ne sont pas encore assez traitées par l’activité du design. A l’issue de la phase d’expérimentation nous avons pu établir une illustration en forme de cartographie des composants présents dans les relations plus pérennes. Cette illustration donne un premier aperçu des composants identifiés comme robustes. Une partie de ces composants recouvre les thèmes et les déterminants identifiés dans d’autres recherches récentes et confirme la nature multi-facettes des relations pérennes aux objets quotidiens. L’identification de l’utilisation, les actions, le toucher et les ressentis, peu présents dans d’autres recherches consultées, constituent ici une partie importante de notre contribution. Il s’agit de composants relationnels qu’il conviendrait de plus privilégier dans des modèles et aussi des strategies de design futurs. Nos recherches tentent de ré-équilibrer l’importance donnée aux aspects symboliques des relations avec les objets, dans le cas des objets usuels. Elles soulignent la présence, l’importance et les particularités d’autres composants plus proches de l’objet physique., Jury,

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  • M. Jean-Marie Schaeffer (Directeur de thèse), EHESS
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  • M. Steven Dorrestijn, Saxion University Netherlands (Pays-Bas)
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  • M. Thierry Lalot, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
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  • M. Laurent Thevenot, EHESS
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  • Mme Antonella Tufano, Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette
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  • Mme Florence Weber, ENS
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