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Luca Ciancio

Conférences
Luca Ciancio
Luca Ciancio est professeur d’histoire des sciences à l’Université de Vérone, en Italie. Il a  étudié aux Universités de Bologne et de Florence (1982-90) au Wellcome Institute (Londres, 1990-91) et au Dibner Institute (Cambridge, EU, 2000). Il s’intéresse dans un premier temps à l’histoire de la géologie et de l’histoire naturelle dans la République de Venise et le Royaume de Naples, puis centre ses recherches sur l’émergence, à l’époque moderne, d’une nouvelle météorologie des régions souterraines. Dans une approche fortement interdisciplinaire, Luca Ciancio s’efforce  de concilier une histoire des idées traditionnelle avec un intérêt pour la place des  langages visuels dans la pratique scientifique et pour les contextes sociaux  au sein desquels s’est formée la philosophie naturelle.
Luca Ciancio participe au Programme Professeurs invités de l'EHESS, sur proposition de Claudine Cohen ( Centre de Recherches sur les Arts et le Langage - CRAL) en mai 2019.
 
PRÉSENTATION
LIEUX DE L’ENFER :  METEOROLOGY, COSMOLOGIE ET THEOLOGIE DES REGIONS SOUTERRAINES
On considère souvent que c’est dans  la culture scientifique de l’époque moderne que commence  la recherche cohérente sur le monde souterrain. De fait, aux 17e et 18e siècles, l’attention se concentre à la fois sur les structures et la dynamique du souterrain, en s’attachant à la présence présumée de feux souterrains, dont  la météorologie aristotélicienne n’admettait pas l’hypothèse. 
Ces différentes spéculations devaient inévitablement rencontrer la question  du lieu de l’enfer. Avec l’émergence de la nouvelle cosmologie de Copernic, Galilée et Descartes, qui impliquaient une réévaluation complète du monde sublunaire, de telles idées devinrent plus problématiques encore. Il n’est pas certain, cependant, que ces philosophies naturelles modernes aient véritablement contribué à ébranler les fondements métaphysiques de telles croyances.
Cette série de conférences abordera  les différents contextes de la philosophie naturelle, en France, en Toscane et à Rome, entre 1631 et 1697, pour explorer les différentes réactions à l’émergence de l’hypothèse du feu central,  par l’étude de leurs implications et de leurs conséquences sur la vision chrétienne de l’enfer.
 
CONFÉRENCES
 “In centro terrae est Sol centralis”. Le débat entre Naudé, Peiresc et Gassendi autour des feux volcaniques (1631-1649) (en français)
Dans le cadre du séminaire de Claudine Cohen « Sciences, images et imaginaires de la Terre »,

Mardi 7 mai 2019, de 15 h à 17 h — EHESS (salle AS1_24), 54 bd Raspail 75006 Paris.

 
Une pieuse météorologie : Giovanni Nardi et son hypothèse du feu central (1641)[A Devout Meteorology: Giovanni Nardi and the hypothesis of central fire (1641)
Dans le cadre du séminaire de Claudine Cohen « Sciences, images et imaginaires de la Terre »

 Mardi 7 mai 2019 de 17 h à 19 h — EHESS (salle AS1_24(, 54 bd Raspail 75006 Paris

 
Le poids de la gravité : le refus du feu central  par Galilée (1632-1641) [The Burden of Gravity: Galileo’s dismissal of central fire (1632-1641)]
Dans le cadre du séminaire de Claudine Cohen « Sciences, images et imaginaires de la Terre »

Mardi 14 mai 2019, de 15 h à 17 h — EHESS (salle AS1_08), 54 bd Raspail 75006 Paris

 
Une géophysique catholique : reactions jésuites au Mundus subterraneus de Kircher (1657-1697) [Catholic Geophysics: Jesuits reacting to Kircher’s Mundus subterraneus (1657-1697)]
Dans le cadre du séminaire de Claudine Cohen « Sciences, images et imaginaires de la Terre »

Mardi 14  mai 2019, de 17 h à 19 h 00 — EHESS (salle AS1_08), 54 bd Raspail 75006 Paris