Doctorants

Constance Barbaresco

Titre provisoire de la thèse : Le pavillon en banlieue parisienne, un espace littéraire (du XIXe siècle jusqu’à l’entre-deux-guerres)

Directeur de thèse : Philippe Roussin

Résumé

     Mon travail de thèse consiste à proposer une histoire littéraire du pavillon en banlieue parisienne, à partir du début du XIXe siècle, jusqu’à la fin de l’entre-deux-guerres. Il s’agit d’interroger le lien entre pavillon et littérature sous deux points de vue. D’une part, celui de l’acte d’écriture : dans quelle mesure le pavillon situé dans les environs de Paris ou la banlieue, incarne, pour l’écrivain, un lieu à habiter pour écrire ses romans. D’autre part, celui de la place de ce type d’habitat dans la littérature elle-même : comment le pavillon permet-il d’explorer un type de rapport au monde, à la ville et aux espaces qui l’entourent.

     Dans plusieurs romans au XIXe siècle, les environs de Paris attirent les citadins pour leurs parties de campagne, qui se déroulent au printemps, le dimanche ou les jours de fêtes. Les campagnes et villages qui entourent la capitale offrent des lieux de promenades et de loisirs, comme les guinguettes, restaurants, ainsi que des activités divertissantes, tels que les sports nautiques. Le pavillon dans les environs de Paris sert principalement de lieu de villégiature des classes aristocratiques et bourgeoises parisiennes, pour passer la belle saison (Paul de Kock, Balzac, Victor Hugo, Alexandre Dumas).

     Mais pendant l’entre-deux-guerres, le pavillon de banlieue devient le lieu d’habitat permanent des petites catégories modestes, notamment chez Raymond Queneau, Marmouset et Louis-Ferdinand Céline. Leurs personnages ne parviennent jamais à achever la construction de leur maison, par manque d’argent. Ces romans sont écrits à une époque où la banlieue devient une question sociale. La démocratisation et le développement incontrôlé de l’habitat pavillonnaire suscitent des enquêtes journalistiques et des récits de missions de prêtres. La figure du « mal-loti » émerge alors de ces écrits. Elle représente les populations venues s’installer dans une petite maison, dans des lotissements dépourvus de routes, d’eau et d’électricité. Je questionne alors la façon dont le « mal-loti », à cette époque, devient un héros romanesque. Je me demande dans quelle mesure ces romans proposent au lecteur une réflexion sur les méfaits - ou les avantages - de la démocratisation du pavillon en banlieue.  

 

 

 

Membre du GDRI (CNRS)  Literature and Democraty : Theoretical , Historical and Comparative Approaches (XXIth-XXst centuries) (2016-2019), coordonné par Philippe Roussin

Membre d’un groupe de travail sur Paul de Kock, coordonné par Judith Lyon-Caen

Représentante des doctorants du CRAL

 

 

Communications

« La partie de campagne chez Paul de Kock, itinéraire dans les environs de Paris », ENS Ulm, Colloque Chemins de traverse en fiction, 20 mai 2017

« Référentialité et lecture pratique : les restaurants dans les romans de Paul de Kock », EHESS, dans le séminaire Ecriture du passé, histoire et littérature, organisé par le GRIHL (groupe de recherches interdisciplinaires sur l'histoire du littéraire), 25 avril 2017

« Les parisiens, à l’assaut du chemin de fer », ENS Lyon, journée d'étude La ville saturée et ses textes, organisée par SpatiaLittés (laboratoire junior, ENS Lyon), 22 mars 2017

« Fonctions et usages de la banlieue dans la littérature, au XIXième siècle », EHESS, dans le séminaire de Judith Lyon-Caen, Usages sociaux de la littérature au XIXième et XXième siècle, 20 mai 2016

« Ecrire le peuplement de la banlieue parisienne pendant l’entre-deux-guerres », séance de séminaire de SpatiaLittés (laboratoire junior, ENS Lyon), 29 avril 2016

« Le rêve pavillonnaire dans la littérature de l’entre-deux-guerres », EHESS, Journée d’étude du CRAL, 15 janvier 2016

« L’habitat pavillonnaire en banlieue parisienne pendant l’entre-deux-guerres. Une comparaison entre les discours journalistiques, les reportages missionnaires et les romans », EHESS, dans le séminaire de Judith Lyon-Caen, Usages sociaux de la littérature au XIXième et XXième siècle, 5 juin 2015

« La propriété démocratique de la littérature : la représentation de la vie ordinaire du banlieusard pendant l’entre-deux-guerres », EHESS, dans le séminaire international des doctorants du CRAL, 3 novembre 2014

 

Organisation

2016-2017 Ateliers d’écriture slam, animés par Michel Bampély

2016  Co-organisation de la journée d’étude du CRAL

 

Enseignement

2016-2017 Séminaire international des doctorants du CRAL (EHESS, co-organisatrice)

2015-2016 Séminaire international des doctorants du CRAL (EHESS, co-organisatrice)

éditer ma fiche
EHESS
CNRS

flux rss  Actualités

Autour de Kein Licht à l'Opéra Comique

Rencontre - Vendredi 13 octobre 2017 - 17:00Kein Licht fait dialoguer à partir d'un texte d'Elfriede Jelinek des personnages perdus dans l’espace et le temps, suite à la catastrophe de Fukushima. Essayant de se reconstituer, ces personnages échangent et parlent de douleur, perte et de tragédie, (...)(...)

Lire la suite

Connaissance externalisée et épistémologie digitale

Colloque - Lundi 16 octobre 2017 - 10:30L'information, pour une part de plus en plus croissante, est distribuée. Mais est-ce de la connaissance? Si toute la masse des informations qui nous bombardent quotidiennement via internet et les réseaux sociaux (entre autres) était de la connaissance, au (...)(...)

Lire la suite

Ce que le concept fait à l'œuvre

Journée(s) d'étude - Samedi 07 octobre 2017 - 09:00Les termes « concept » et « conceptuel » ont pu être utilisés pour désigner diverses pratiques relatives au groupe restreint d’artistes évoluant à New York à la fin des années 1960. Mais la dimension conceptuelle de l’oeuvre est désormais à cons (...)(...)

Lire la suite

Plus d'actualités

CRAL
96, bd Raspail - 75006 Paris
Tél. : +33 (0)1 53 63 56 23
Fax : +33 (0)1 53 63 56 21
cral@ehess.fr

Page Facebook

Chaîne YouTube